Bertrand Calenge : carnet de notes

dimanche 18 juillet 2010

Dérive du temps…

Filed under: Non classé — bcalenge @ dimanche 18 juillet 2010

Dans la cohue des dernières semaines, j’ai à l’évidence négligé ce bloc-notes. Certes, l’arrivée de l’été aurait pu expliquer la chose, comme c’est le cas pour nombre d’autres  ‘blogueurs’. Mais la situation est pour moi vraiment différente et plus durable. En effet, j’assure depuis le 3 juillet la direction par intérim de cet extraordinaire et complexe réseau qu’est celui de la Bibliothèque municipale de Lyon, son directeur étant parti à la tête de la BPI. C’est une aventure aussi riche que lourde, qui me laisse peu de temps pour proposer des pistes de  réflexions sur ces pages. Alors, je vais  regarder le flux sans nécessairement y contribuer, d’autant plus que cette responsabilité limite évidemment la liberté de réaction que je me donnais jusqu’à présent.
Ceci dit, les projets ne manquent pas, passionnants, et à bientôt peut-être !!

Un clin d’oeil : voyez mon lieu de travail :

ou aussi une réalisation plus récente et très belle du réseau de la BmL, la médiathèque du Bachut (Lyon 8e arrdt) :

A bientôt sans doute, ici ou ailleurs !!

Et au boulot !!!!!!!!! Ou bien sûr, pardon, bonnes vacances !! smileys Forum

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16 commentaires »

  1. Merci pour vos écrits.
    Ils manquereront.

    Commentaire par Lair — mercredi 21 juillet 2010 @ mercredi 21 juillet 2010

  2. Bonjour,
    Merci pour vos réflexions stimulantes. J’ai suivi l’une de vos conférences en février ou mars dernier à la BnF, puis j’ai découvert un peu plus tard – avec grand intérêt – ce carnet de notes. Dans l’attente curieuse de prochaines publications, je reste un fidèle lecteur.

    Commentaire par Thomas — vendredi 23 juillet 2010 @ vendredi 23 juillet 2010

  3. merci

    Commentaire par piquet — lundi 26 juillet 2010 @ lundi 26 juillet 2010

  4. Bon courage et contenue d’écrire quand même, si tu peux 🙂

    Commentaire par Dominique Lahary — mercredi 4 août 2010 @ mercredi 4 août 2010

  5. Euh.. On ne se connaît évidemment pas, mais vous me manquez beaucoup et en plus, vous n’avez pas participé à la journée d’étude de l’AAF sur la réutilisation des données publiques. C’est pas bientôt fini, cet intérim ???

    Commentaire par Thinking Twice — mercredi 16 mars 2011 @ mercredi 16 mars 2011

  6. Bonjour,

    J’ai lu votre livre « Mettre en oeuvre un plan de classement » et une question me turlupine.

    Quelle est la différence entre un plan de classement et un plan de classification ?
    Pourrait-on dire qu’un plan de classification se base automatiquement sur une classification au contraire d’un plan de classement ?

    Merci 😉

    Commentaire par Alain — samedi 2 avril 2011 @ samedi 2 avril 2011

  7. @ Alain,
    La classification est une organisation conceptuelle du savoir dans une de ses dimensions ou, pour les classifications encyclopédiques, dans l’ensemble de ses dimensions. Le classement est un mode d’organisation matérielle d’objets particuliers en fonctions d’objectifs de lisibilité pour celui ou ceux qui auront à retrouver un objet parmi les autres ordonnés avec lui. Aussi, on parlera d’un système de classification, et plus modestement d’un plan de classement.
    La confusion peut naître du fait que, lors de l’élaboration d’un plan de classement, on est parfois amené à s’appuyer sur un système de classification jugé lisible pour le classement des objets à ordonner… mais les dits objets ne sont pas classifiés mais classés !

    J’espère que cette brève explication vous satisfera…

    Cordialement

    Commentaire par bcalenge — samedi 2 avril 2011 @ samedi 2 avril 2011

  8. Oui, un grand merci ^^

    Commentaire par Alain — samedi 2 avril 2011 @ samedi 2 avril 2011

  9. je vois qu’une question de définition a été posée sur un plan de classement, je me permet donc aussi d’en poser une
    comment s’appelle les numéros qui accompagnent les intitulés des plans de classement : des indices, des cotes, des cotes-validées ?

    depuis des années j’utilise indifferement ces mots pour désigner les jolis petits numéros qui accompagne la hiérarchie des intitulés
    exemple : 2 Etat belge
    21 niveau législatif
    22 niveau exécutif

    merci bcp

    Commentaire par Simone — dimanche 10 avril 2011 @ dimanche 10 avril 2011

  10. @ Simone,

    Entendons-nous sur les ‘jolis petits numéros’ (qui peuvent être également des lettres mignonnes ou des signes cabalistiques inquiétants…).
    Un plan de classement récapitule (de façon prévisionnelle autant que prescriptive) l’organisation topographique d’un espace documentaire. Il est donc constitué de cotes validées (cote = codage de localisation / validée = répondant à une organisation prescriptive). Il se construit fréquemment à l’aide d’une classification ordonnée des connaissances qui propose, pour chacune des connaissances repérées et inscrites dans une architecture des connaissances, un indice (constitué de lettres, de chiffres, de …) établi logiquement dans le système de connaissance adopté.
    Les documents que l’on traite vont connaitre un double traitement :
    – d’un côté ils vont être analysés en fonction du ou des systèmes de connaissances reconnus, pour se voir attribuer un ou souvent plusieurs indices (qui apparaissent en général dans la notice bibliographique en parallèle des mots matières ou descripteurs) ;
    – d’un autre côté ils vont se voir attribuer chacun une cote précise (et une seule)qui les situera dans la topographie documentaire de l’espace, selon les prescriptions du plan de classement.

    Ainsi donc, indices, cotes et cotes validées coexistent souvent (encore qu’on puisse imaginer un plan de classement – et donc des cotes validées – sans recours à une classification intellectuelle : par exemple, le classement inventaire d’un magasin attribuera des numéros séquentiels à des documents en fonction de leur format : nulle classification intellectuelle à la source du plan de classement !).

    Alors, direz-vous, pourquoi ne pas se contenter d’une classification établie et de ses indices, pour économiser l’étape du plan de classement et de ses cotes validées ? Tout simplement pour trois raisons :
    – le nombre d’indices est potentiellement infini, ce que n’est pas le nombre des documents matériels classés; au-delà de la cohérence intellectuelle pure, il faut proposer une lisibilité de l’espace qui appareille ensemble des documents jugés « proches »
    – l’usage immodéré des indices des classifications en guise de cotes matérielles conduit à multiplier exagérément la variété des cotes affectées aux documents, gênant la lisibilité, le rangement matériel, la compréhension par le public ;
    – l’établissement prescriptif d’une liste de cotes validées permet très facilement d’en contrôler l’activité, les déficiences, etc.

    Pour aller plus loin, je vous propose une lecture utile à mes droits d’auteur ( 😉 ): « Mettre en oeuvre un plan de classement », aux presses de l’enssib (collection Boite à outils) !!

    Bien cordialement

    Commentaire par bcalenge — lundi 11 avril 2011 @ lundi 11 avril 2011

  11. vous êtes formidable ! Merci

    Commentaire par Simone — mardi 12 avril 2011 @ mardi 12 avril 2011

  12. Bonjour,

    J’ai déjà posé une question sur le plan de classement mais une nouvelle question me turlupine.
    J’ai bien compris l’intérêt du plan de classement pour les lecteurs mais, quel est l’intérêt du plan de classement pour les bibliothécaires/documentalistes ?
    Aide-t-il à formaliser la politique documentaire ? Facilite-t-il la gestion des collections (acquisition et désherbage) ?

    Un grand merci 😉

    Commentaire par Alain — lundi 9 mai 2011 @ lundi 9 mai 2011

  13. @ Alain
    Je pourrais répondre par une pirouette en soulignant que le plan de classement aide le bibliothécaire à offrir un service plus lisible aux lecteurs 😉
    Plus sérieusement, le plan de classement est un outil très précieux parce qu’il donne un état des collections selon un plan pré-déterminé, et donc en facilite la gestion prévisionnelle. Les cotes validées ne sont pas des interprétations de la classification au fur et à mesure de l’arrivée des documents (chacun de ceux-ci pouvant alors être revêtu d’une cote différente), elles pré_inscrivent les espaces de classement des documents. Rien de plus simple alors que d’en calculer le succès, le niveau de vieillissement tolérable, la volumétrie par rapport à la collection, enfin le niveau d’alimentation souhaité et constaté. De plus, c’est un outil très concret immédiatement opérationnel et appropriable par tous les agents concernés.
    Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est un fondement de politique documentaire (laquelle doit aussi apparier des contenus très divers et non nécessairement inclus dans le plan de classement : articulation des contenus matériels et numériques, gestion des périodiques, bibliothèques numériques, etc.), mais il est réellement indispensable dans la dimension de la politique documentaire appliquée aux collections matérielles en libre accès.

    Cordialement,

    Commentaire par bcalenge — lundi 9 mai 2011 @ lundi 9 mai 2011

  14. Bonsoir,

    Une dernière question (promis ^^), surement un peu bête, me turlupine :
    Même si il n’est pas prévu initialement pour ça, le plan de rangement peut-il servir à indexer les ressources documentaires ?
    (pourrais t-on imaginer qu’un plan de rangement très précis servent à la fois à ranger les documents dans l’espace et à les indexer ?)

    Encore une fois un tout grand merci

    Commentaire par Alain — lundi 16 mai 2011 @ lundi 16 mai 2011

  15. @ Alain,

    Vous avez partiellement raison. En effet, on constate une bonne part de recouvrement entre cote et indice, et certains établissements sont partis de l’indexation existante pour élaborer leur plan de classement.
    Mais l’exercice a bien des limites : d’abord parce que l’indexation veut signaler les divers aspects d’un document, qui a dès lors plusieurs indices comme répondant à plusieurs préoccupations ; ensuite parce que le plan de classement ne concerne que les documents de type monographique (livres, disques, DVD,…), et que les ressources documentaires comptent aujourd’hui aussi des périodiques, et surtout des ressources électroniques, non concernées par le plan de classement.

    Cordialement,

    Commentaire par bcalenge — mardi 17 mai 2011 @ mardi 17 mai 2011

  16. Merci beaucoup 😉

    Commentaire par Alain — mercredi 18 mai 2011 @ mercredi 18 mai 2011


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