Bertrand Calenge : carnet de notes

lundi 4 août 2008

Evaluation et statistiques : les taux de rotation

Filed under: Non classé — bcalenge @ lundi 4 août 2008
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Ca monte et ça descend : pourquoi docteur ? Ca y est, pour la cinquantième fois, une collègue est venue me demander avec inquiétude si « ses » taux de rotation étaient bons… La question est vraiment récurrente (voir ici ou ). Alors j’en profite pour faire un billet de mise au point (et de débat, qui sait ?)

Commençons par le commencement : le calcul et l’expression du taux de rotation. Cet indicateur est normalement calculé de façon complète par la formule TxR = ((P+C)/F)x100 , dans laquelle le taux de rotation TxR est égal au total de l’addition du nombre de prêts P d’une collection sur une année et du nombre C de consultations de celle-ci, divisé par le nombre de documents de la collection, le résultat étant multiplié par 100. Seulement voilà : on ne sait pas repérer le nombre total de consultations sur une année (et extrapoler  des évaluations partielles de la consultation – par semaines-test comme ici – est un péché capital, statistiquement parlant), et l’usage français de cet indicateur ne joue pas en faveur d’une expression par pourcentage (surtout pas comme ça – je n’ai pas compris le calcul de ce taux-là : un taux de sortie ? ). On va donc être pragmatique :

Le calcul est simple : on prend le nombre de prêts effectués sur une année, et on le divise par le nombre de documents prêtables (bien penser à retirer du calcul les usuels). L’expression – le résultat – s’exprime donc habituellement non par un pourcentage mais par un nombre, dont la lecture est simple : un taux de 1 signifie que le nombre de prêts est égal au nombre de documents prêtables (en fait ce 1 pourrait être lu comme un 100 %. Les bibliothécaires aiment bien ces raccourcis, eux qui ont construit la Dewey sur de telles ellipses : l’indice 620 n’est autre que la traduction numérique de l’indice décimal 0,620, la totalité des connaissances étant contenue dans le 1, ce qui contribue à égarer les lecteurs, d’ailleurs… Fin de la parenthèse). Si le nombre est inférieur à 1 – par exemple 0,5-, c’est qu’il y a eu deux fois moins de prêts que de documents prêtables – par exemple 500 prêts pour 1 000 livres disponibles-, et inversement si le nombre est supérieur à 1, c’est qu’il y a eu plus de prêts que de documents prêtables – par exemple TxR = 2 signifie qu’il y a eu 2 fois plus de prêts qu’il y a de documents.

Questions de calculs

Cela suppose bien sûr que l’on parle de documents dans des situations de disponibilité comparables :
– il faut exclure les documents prêtables qui seraient stockés en magasin, et se limiter aux collections en libre accès. Il semble évident que si un document en magasin  connaissait un vif succès d’emprunt, sa place serait en libre accès (ne serait-ce que par facilité logistique !) ;
– il faut également exclure les prêts des périodiques (lorsque ceux-ci sont prêtables) : d’une part l’état des collections ne comptabilise pas (en général) le nombre de fascicules disponibles, d’autre part beaucoup de périodiques ont un usage de feuilletage et non d’emprunt (la presse en particulier).
Ceci étant dit, la simplicité du calcul ne doit pas conduire à des conclusions simplistes :

  • Ne perdons pas de vue que le nombre des prêts et le nombre des documents ne recouvrent pas la même réalité temporelle. En général, le nombre des documents est calculé à un instant T (par exemple au 31 décembre), mais le nombre des prêts est un cumul d’opérations de prêts qui s’étend sur toute une année ! Hypothèse amusante : si une bibliothèque veut booster son taux de rotation, il lui suffit de  désherber 75 % de sa collection au mois d’octobre pour élever mécaniquement ce taux ! Situation désespérante : une jeune bibliothèque qui ouvre en janvier avec 10 000 documents bien choisis – lesquels connaissent un succès d’enfer – et procède à des acquisitions massives pour disposer en octobre de 25 000 documents neufs aura un taux de rotation lamentable, les derniers titres entrés n’ayant pas eu le temps de rencontrer leur public… La vie est dure parfois.
  • Non, le fait d’avoir un taux de rotation de 4 par exemple ne signifie pas que toute la collection est sortie 4 fois ! En effet, il peut y avoir un nombre non négligeable de titres qui ne sortent jamais, et d’autres être des best-sellers ! J’ai rencontré des bibliothèques dont 30 % (voire 50 % dans des cas extrêmes et déplorables) de la collection n’était jamais empruntés… et qui avaient pourtant des taux de rotation de 2,5 voire 3.

C’est bon, ou pas ?

Venons-en à la question qui taraude tant de collègues : ce TxR, c’est la honte, ou c’est la gloire ? Ben on ne peut pas dire !! Tout simplement parce que le TxR n’est pas fait pour ça. Le nombre obtenu dans une bibliothèque lambda est un raccourci qui pourrait s’exprimer ainsi : « résumé lapidaire de l’activité d’emprunt portant sur une collection particulière dans un environnement social et culturel donné, et selon la politique voulue par cette bibliothèque » : on ne peut pas comparer la situation d’une banlieue chic avec 70 % des adultes ayant fait des études supérieures, et une cité ghettoïsée, comme on ne peut pas comparer une bibliothèque qui ouvre 10 h par semaine et une autre qui ouvre 50 h, ou encore une bibliothèque bien située et un établissement excentré, ou enfin une ville qui fait payer cher le doit d’emprunter et une qui s’offre gratuitement. Bref, c’est un indicateur profondément contextualisé, et il n’existe pas de TxR moyen pour les bibliothèques (heureusement, d’ailleurs : si vous en voyez un, c’est une escroquerie intellectuelle !)
En outre, il n’a même pas de valeur lorsqu’il est calculé sur l’ensemble des collections prêtables d’une bibliothèque une année donnée. Ce TxR global servira de point de repère pour analyser les différents TxR des différents segments de la collections : par supports (les disques, les livres,…), par contenus (la philo, les sciences, …), etc. Sans d’ailleurs qu’on puisse dire de tel ou tel TxR « il est très bon », ou « il est mauvais » : par exemple, qui s’attend à ce que les ouvrages de poésie « tournent » plus que les bandes dessinées ?

Marée haute, marée basse

Bon, peut-être, mais comment interpréter les TxR même en renant compte de ces contraintes ? J’analyse mes résultats, et je constate un TxR moyen de 4, avec un TxR des DVD qui monte à 18 et un TxR de l’économie qui est à 1,2 : qu’est-ce que ça veut dire quand c’est (relativement) élevé ou (relativement) bas ?

→ C’est beaucoup plus élevé que le TxR moyen = c’est très simple à analyser ! Cela signifie que tout va bien ou même – si c’est très élevé – qu’il n’y a pas assez de documents pour répondre à la demande. Pour donner une image (fausse), un TxR de 18 signifie que tout le segment de collection est empunté intégralement tous les 20 jours ! Attention, cela ne signifie pas pour autant qu’il faille acheter plus de ces documents (en plus, si on en achète trop on peut arriver à un seuil de rupture : c’est « l’effet Deriez » – du nom d’un consultant que j’avais connu et qui avait montré qu’une augmentation massive des livres à succès, accompagnée d’une diminution correspondante des autres titres, conduisait à terme à faire chûter les prêts. Tiens, j’y reviendrai un jour).

→ C’est beaucoup plus bas que le TxR moyen = c’est très complexe à analyser ! En effet, il peut y avoir des tas de raisons, éventuellement concommitantes :

  • la première raison possible, c’est qu’il y a trop de documents par rapport au public concerné (10 000 romans dans une ville de  2 000 habitants, par exemple)
  • la nature de l’usage documentaire peut jouer : un rayon de droit peut se prêter davantage à l’étude (donc à une consultation), alors que des disques sont éminemment empruntables (et copiables !!)
  • le fonds peut être vieilli (à Lyon, 75 % des prêts de livres portent sur des titres de moins de 10 ans), obsolète, inadéquat (tiens, comme c’est bizarre, les thèses en section jeunesse ne sortent pas ?!), …
  • la présentation est peut-être désastreuse (rayonnages mal éclairés, disposition inefficace, …)
  • les heures d’ouverture sont insuffisantes par rapport à la taille du fonds (et c’est pire si en plus on limite drastiquement le nombre d’emprunts simultanés)

Que faire?

Comment, dans ces conditions, utiliser cet indicateur ? Il peut à mon sens jouer servir à deux choses dans une bibliothèque qui pratique fortement le prêt :
– c’est un bon signal d’alarme dans la durée, pour signaler les secteurs qui méritent attention soit par leur succès croissant démesurément soit surtout par leur désaffection progressive. Ce signal d’alarme ne permet évidemment pas de faire l’économie de l’analyse des raisons ;
– il permet de mesurer l’objectif ou l’efficacité d’une politique d’acquisition (et de désherbage) dans un secteur orienté délibérément vers le prêt, à condition de l’associer à d’autres indicateurs, comme par exemple le signale Pierre Meunier : « Nombre de livres requis en fonction d’un Taux de rotation X et d’un taux de prêt per capita anticipé Y—le tout pouvant faire l’objet d’un indice consolidé tenant compte de l’utilisation et du vieillissement des collections en regard d’un niveau de service visé ou d’un taux d’utilisation ciblé ».

C’est un indicateur utile, sans doute, à condition de bien le considérer dans le contexte du service de prêt à domicile, et de l’associer à d’autres indicateurs, répétons-le, comme le signale Pierre Carbone à propos de la norme 11620 : « pour l’évaluation de la performance d’un même service ou d’une même activité, il est souhaitable de croiser les résultats de plusieurs indicateurs afin de s’assurer que les différents aspects sont bien pris en compte. Ainsi, à la rotation des collections sont associés le taux d’utilisation des documents, la disponibilité des titres demandés, ainsi que les documents en prêt par personne de la population à desservir ».

Mais jamais, au grand jamais, le taux de rotation ne peut servir d’indicateur comparatif entre bibliothèques de villes différentes, parce que les conditions ne sont jamais les mêmes… et parce que le bonheur n’est peut-être pas dans le prêt !

Auriez-vous vous-mêmes des éléments d’analyse pour compléter ce tableau ?

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10 commentaires »

  1. Bonjour.

    Oui. Peut-être ceci :

    Supposons deux villes de 10 000 habitants, avec même taux d’inscription à la bibliothèque, avec les mêmes goûts. C’est-à-dire une capacité et une volonté à emprunter identique.

    Mais dans la ville A, il y a seulement 100 documents d’un type particulier, contre 200 dans la ville B.

    Le Taux de rotation sera donc double dans la ville A.

    Maintenant supposons encore que dans la ville A, les 100 documents sont uniquement des bestsellers alors que dans la ville B, on a choisi une certaine exhaustivité.

    Dans la ville A, on aura une forte chance à, de nouveau, doubler de Taux de rotation. (encore que ce serait à mesurer, puisque les gens ont tendance à acheter les bestsellers)

    Un bibliothécaire malin, dans la ville A, pour augmenter encore son taux de rotation pourrait se contenter de prendre les documents les plus courts (en nombre de pages, en nombre d’heure d’écoute). Plus vite lu ou écouté, regardé = plus vite revenu, pour mieux repartir.

    Un simple regard sur la rotation des livres dépassant les 500 pages est éloquente en rayon adulte. En jeune, la barre est bien plus basse.
    Si les BD sortent très bien, c’est qu’elles sont courtes.
    Lorsque les bibliothèques proposeront des articles en ligne, on pourra s’attendre à une explosion des documents courts par rapport à ceux qui demandent plus d’investissement en temps.
    Le résumé d’une thèse sera plus consulté que la thèse elle-même.

    Simple calcul de temps de lecture.

    On peut aussi rajouter la difficulté de lecture.

    Posséder des documents « étudiant » dans une bibliothèque municipal est réaliste dans une ville étudiante, mais peut devenir aberrant si on possède en surnombre des documents type doctorat… et pourtant, les doctorants ont justement besoin d’une documentation riche et abondante. Même s’ils sont bien moins nombreux que les étudiants de premier cycle.
    Et encore moins nombreux que les autres lecteurs.

    Pour augmenter encore le taux de rotation, et pour peu que l’on possède un magasin, on peut déplacer les documents qui ne sortent pas en magasin (au lieu de les pilonner 🙂 ).
    Puisqu’ils ne sont pas comptabilisés, ou pas de la même manière.

    Un tour de passe-passe, bien sûr.
    Destiné à tromper qui… si ce n’est la municipalité, en adoration des chiffres en hausse.

    Alors à quoi sert un taux de rotation, si ce n’est à ajuster ses collections.

    Ni trop, ni trop peu.
    En sachant bien à l’avance qu’un investissement massif dans un domaine va ralentir le taux de rotation et provoquer – comme il a été dit – l’impact de désaffection. Question de choix trop nombreux, rayons tassés et peu praticables, rupture d’équilibre avec le reste de l’offre… vieillissement accéléré des documents très empruntés, qui va les rendre moins attrayants, ou alors ils vont être noyés dans la masse de documents moins intéressants… et un usager échaudé ne va plus revenir, car il est nombre de domaines culturels où les pré-requis sont nécessaires. « Pas pour moi » va-t-il en conclure après deux ou trois choix malheureux.
    Pour aborder des oeuvres plus ambitieuses, il faut commencer par la base, pour mieux apprécier les renvois et les clins d’oeil des auteurs. Ou tout simplement pour acquérir le vocabulaire nécessaire à la compréhension.

    Ce qui nous renvoie aux niveaux de « lecture ».
    Des documents de base devraient avoir des taux de rotation très important, lorsque des documents plus difficiles moins.
    Si la base ne sort pas, le reste de la pyramide non plus. (Et, si elle est utilisée mécaniquement, la méthode de désherbage YOUPI pèche à ce niveau : elle ne prévoit pas la consultation massive de documents de base, présageant pourtant de futurs lecteurs sur les documents de niveaux plus élevés.)

    Tous les documents ne sont pas identiques, lorsque le taux de rotation les met à égalité.
    Qu’il fasse 50 pages ou 500, qu’il soit compliqué en diable ou pour enfant, qu’il nécessite quinze pré-requis ou aucun, qu’il soit lu, vu par une, deux ou dix personnes dans une famille : tout compte pour un.

    L’intervention des bibliothécaires, par leurs prescriptions (présentations, recommandations, cheminement de lecture, expositions, etc.) est-elle nulle ?

    Les activités propres à la communauté de la bibliothèque n’ont-elles aucun impact sur le taux de rotation (ou même sur l’acquisition documentaire.) ?

    Statistiquement cela se compense-t-il ?

    En tout cas, c’est sûr… tel qu’il est calculé, le taux de rotation recouvre tant de composantes qu’il est impossible de comparer deux bibliothèques entre elles.

    Et même si cela demeurait possible, il resterait encore à rajouter le taux de satisfaction des lecteurs… sujet, lui aussi, à caution.

    Commentaire par B. Majour — mercredi 6 août 2008 @ mercredi 6 août 2008

  2. @Bernard Majour,
    Trois observations sur ces observations :
    1 – Tous, absolument tous les indicateurs peuvent être faussés par des stratégies de bibliothécaires (dans certains limites bien sûr : on n’attrape pas les lecteurs comme ça). Néanmoins, dans 99 % des cas les bibliothécaires tentent de faire pour le mieux dans leur offre documentaire, et les évaluations sont faites justement pour eux, afin de signaler des écarts, des points obscurs, etc. Elles ne sont pas faites pour prescrire des solutions, mais pour donner des éléments d’information dans la stratégie…

    2 – Rien n’empêche de rechercher le taux de rotation par niveaux documentaires, lorsqu’ils ont été définis et codés : quand je parle d’application à des segments documentaires, cela peut recouvrir n’importe quoi : des contenus, des niveaux, des localisations, des supports, etc. Ceci dit je suis assez d’accord sur certaines observations concernant niveaux et taille de documents . Encore qu’il y ait des best-sellers (et aussi des best-loaners)au taux de rotation aussi imposant que leur volume imprimé : Les Bienveillantes, par exemple : plus de 900 pages quand même ! Et Millenium : trois gros volumes !.

    3 – Je ne suis pas sûr que le programme culturel et les activités diverses de la bibliothèque aient un impact sur les taux de rotation. Et quand bien même cela serait, ma question est : est-ce que ces activités diverses sont faites POUR encourager le prêt, ou pour faire vivre une communauté de connaissance dont le prêt n’est qu’une manifestation parmi d’autres ? Bref, le taux de rotation est-il aussi central que ça ?

    Commentaire par bcalenge — mercredi 6 août 2008 @ mercredi 6 août 2008

  3. Pour booster des stats de prêts, on peut diminuer la durée du prêt initial et désactiver les options de prolongation de prêt via l’OPAC.

    C’est pas très sympa, ni 100% garanti (car rien n’assure que passer d’un mois de prêt à 15 jours va entrainer le retour et ré-emprunt de tous les livres), mais c’est plus joli pour les stats :).

    Personnellement, je plaide pour qu’un prêt prolongé online par un utilisateur soit considéré comme un nouveau prêt. Je ne trouve pas que cela fausse beaucoup la « réalité » des stats. Statistiques qui ne sont de toutes façons presque pas utilisables comme outils de benchmarking entre institutions mais tellement aimées par les décideurs.

    Commentaire par Chaps — lundi 25 août 2008 @ lundi 25 août 2008

  4. « Pour booster des stats de prêts, on peut diminuer la durée du prêt initial et désactiver les options de prolongation de prêt via l’OPAC »

    je plaisantais évidemment. C’est juste pour souligner que comparer des stats (de prêt) était insuffisant sans connaitre le fonctionnement des institutions.

    Commentaire par Chaps — lundi 25 août 2008 @ lundi 25 août 2008

  5. Je pige rien à toute cette histoire que vous racontez! Je m’occupe d’un réseau de 13 bibliothèques (associatives et municipales) et je fais les statistiques globales de ces bibliothèques (efficacité, performance etc.) pour pouvoir comprendre les tendances et les goûts et faire ressurgir une politique documentaire. J’ai eu à faire un choix des indicateurs, un travail qui m’apporte pas grand chose il n’y a pas d’indicateurs conseillés par tous mais tout est relatif il faut se débrouiller en sachant ce qu’on fait! et puis j’ai adoré le taux de rotation de la collection et voilà qu’on me raconte des tas de chose comme on peut pas comparer on peut pas dire que c’est meilleur par rapport à un autre taux plus bas! Dans ma tête c’est du cafouillage total, est ce que quelqu’un peut m’éclairer sur ce sujet et me donner une liste de parfaits indicateurs pour étudier un réseau de bibliothèques merci!

    Commentaire par Fardi — jeudi 18 décembre 2008 @ jeudi 18 décembre 2008

  6. @ Fardi,

    Deux observations :

    – les taux de rotation sont un signal à rapporter aux objectifs. Ce ne sont pas des indicateurs pertinents ‘en soi’; c’est juste ce que je voulais dire…

    – il n’existe pas d’indicateurs ‘parfaits’. Si vous voulez vous appuyer sur ce que la profession propose de plus stable, prenez la norme ISO 11620 relative aux indicateurs de performance des bibliothèques. A utiliser en lisant bien toutes les précautions de construction des indicateurs et d’interprétation des résultats.

    Commentaire par bcalenge — jeudi 18 décembre 2008 @ jeudi 18 décembre 2008

  7. Responsable d’une petite bibliotheque, j’ai trouvé l’article tres interessant -meme si je l’ai lu plusieurs fois avant de tout « capter », je suis demandeuse d’outil d’evaluation, car ils sont des instruments de travail, utiles pour se situer et adapter ses pratiques et parce que là comme ailleurs le dialogue avec les élus l’impose.
    J’aurais bien aimé voir la norme ISO 11620,ce que j’en ai vu est interessant, mais elle est hors de prix !je sais qu’on me répondra en mairie que c’est disproportionné par rapport à notre « taille « …si quelqu’un pouvait me la transmettre ce serait cool …

    Commentaire par verotte — vendredi 6 novembre 2009 @ vendredi 6 novembre 2009

  8. […] Indicateur relatif (à la bibliothèque considérée, aux chiffres des années précédentes), délicat à interpréter, il est connu des bibliothécaires, facile à calculer et permet de corriger les jugements […]

    Ping par Qui a peur de Larbre-Dousset ? « Lirographe — vendredi 18 décembre 2009 @ vendredi 18 décembre 2009

  9. […] l’a dit et répété : pas de taux de rotation idéal pour les bibliothèques. Cet indicateur très relatif (et toujours à croiser avec d’autres indicateurs) n’a de […]

    Ping par La visualisation des données au service du désherbage | Lirographe — lundi 10 janvier 2011 @ lundi 10 janvier 2011

  10. […] pour les livres d’autant plus que, comme l’indiquait la liste de circulation, le taux de rotation semblait très […]

    Ping par J’ai lu un livre vivant « Bibliomancienne — samedi 6 août 2011 @ samedi 6 août 2011


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