Bertrand Calenge : carnet de notes

lundi 28 juillet 2008

Le moment de la citation

Filed under: Non classé — bcalenge @ lundi 28 juillet 2008
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A quelques occasions, pour un texte destiné à être publié, il m’est arrivé de fournir en note une référence à un article de Wikipedia. Pas par facilité, mais parce qu’il était plus précis qu’un article d’un ouvrage imprimé. Il est arrivé également qu’on me le reproche : on n’utilise pas Wikipedia en référence ! Pourquoi ?

Wikipedia n’est pas fiable, car il n’y a pas de filtre d’éditeur, ni surtout d’auteurs reconnus et reconnaissables. Voilà une affirmation à la fois souvent trouvée chez d’éminents intellectuels (Pierre Assouline ),   chez des enseignants (ici) et chez de nombreux bibliothécaires (ici) . Je ne reviendrai pas sur les études de fiabilité et de pertinence de cette encyclopédie collaborative (largement débattues : citons juste Roy Rosenzweig,  un dossier de l’INRP, ou Christian Vandendorpe – tous textes en ligne qui – pour ou contre – sont d’ailleurs des versions électroniques de textes imprimés), ni sur les raisons de son succès de consultation (succès qui ne prouve rien par lui-même). Mais je m’interroge sur la notion d’autorité et sur son usage en milieu bibliothécaire…

La signature d’un auteur peut-elle faire autorité ? Certes non, quand on sait que le texte le plus connu en Occident (la Bible) est anonyme. Et que faire du scientifique renommé qui plonge dans le parapsychique (comme Yves Rocard), du romancier novateur qui sombre dans l’antisémitisme (comme Céline), du grand auteur qui écrit des bluettes pour raisons alimentaires ?

L’éditeur est-il un garant ? Certes non, quand au XVIIIe siècle il plonge avec délices dans la contrefaçon, quand une collection réputée publie un texte  qui provoque une polémique dans les milieux scientifiques (par exemple : Jean Haudry, Les indo-européens, PUF, 1981 ; Que sais-je ?), quand Gallimard refuse le manuscrit de La Recherche du temps perdu, quand nombre d’éditeurs publient des ouvrages de commande souvent lacunaires (recettes de cuisine infaisables par absence d’ingrédients indispensables, guides de voyage non mis à jour).

Inversement, les mêmes signes d’autorité peuvent se retourner brutalement : on refusera tout Heidegger pour son adhésion au parti nazi, tout Céline pour ses textes antisémites, tout Carrel pour ses convictions eugénistes. Bref, l’autorité est chose mouvante, et ne peut sans doute pas être située dans une relation à l’authenticité ou à la valeur intellectuelle, mais par rapport à la loi du nombre, à l’air du temps, au consensus social ou scientifique à un moment donné. L’autorité se décline généalogiquement (confortations successives et croisées), elle ne s’établit pas à travers des signes de validité objectifs.

Alors pourquoi cette levée de boucliers devant une prétention à citer Wikipedia ? Je me demande si la question ne peut pas être analysée du point de vue de l’acte de citation lui-même.  Citer, c’est donner des sources qui peuvent être retracées, et les contributeurs de Wikipedia eux-mêmes ne manquent pas de fournir des références stables, ou de signaler « référence manquante » en note à une assertion sans source, voire d’exiger cette conformité à la rigueur scientifique  (par exemple ici) . Et ce qui pose problème dans une citation d’un article de Wikipedia, c’est qu’elle est peu traçable, étant essentiellement modifiable (sauf les sources fixes citées, bien sûr). Il m’arrive de compléter ma citation par la mention [consulté le -date-] : en fait, il faudrait aller jusqu’à préciser l’heure et la minute ! C’est contradictoire avec la pratique de la citation, qui suppose la stabilité du texte imprimé, non modifiable.

La motilité de Wikipedia comme de toute source située exclusivement sur Internet (en excluant bien sûr les versions en ligne de textes par ailleurs traçables sous leur forme stable, achevée, imprimée), exclut de fait la citation référentielle. Une information créée exclusivement sur Internet sera toujours entachée de suspicion à cause de son instabilité constitutionnelle, alors qu’on prêtera volontiers à l’imprimé la vertu de la stabilité. C’est sans doute une illusion, comme le démontre avec brio Robert Darnton dans un récent article imprimé (et en ligne : The Library in the New Age, The New York Review of Books, n°10, juin 2008 ) : « Information has never been stable », l’information, le texte n’ont jamais été stables, que ce soit le fait des auteurs, des éditeurs, des traducteurs, etc. Darnton ajoute d’ailleurs : « Having learned to write news, I now distrust newspapers as a source of information, and I am often surprised by historians who take them as primary sources for knowing what really happened. I think newspapers should be read for information about how contemporaries construed events, rather than for reliable knowledge of events themselves » (‘Ayant appris à écrire des articles de journaux, je n’ai maintenant plus confiance dans les journaux comme sources d’information, et les historiens me surprennent souvent qui les prennent comme sources primaires de ce qui s’est réellement passé. Je pense que les journaux doivent être lus pour comprendre comment leurs contemporains interprètent les événements, plus que comme pour une connaissance fiable des événements eux-mêmes’).  La pratique de la citation est un code social plus qu’une référence à une vraie autorité, code qui permet d’asseoir l’autorité de l’écrivant dans le contexte social (et parfois d’engager des débats scientifiques). Les textes électroniques n’échappent pas pour l’instant à cette règle, et fourmillent de références à des textes imprimés. Mais nous ne sommes qu’aux débuts de la publication électronique : quels codes référentiels vont pouvoir être mis en œuvre pour les écrits uniquement électroniques qui ne manqueront pas d’arriver, qui existent déjà (blogs de journalistes prestigieux, etc.), qui se référeront peut-être à d’autres textes exclusivement numériques, et auxquels ils faudra se référer ? La solution peut-elle raisonnablement résider dans la fixation infiniment répétée de ce flux en copies stables référentielles (qu’il ne resterait plus qu’à … cataloguer) ?

Comment traiter ce flux véhiculé par Internet, quand nous avons l’habitude de ne traiter que d’états stables et achevés (achevés d’imprimé, smileys Forum ) ? Avec l’émergence de ces flux, comment établir d’autres relations à l’autorité, des conceptions de la mémoire et de l’argumentation non assises sur le seul stockage, etc. ?  Quels réflexes devrons-nous prendre au moment de la citation ? Une question qui me permet de citer encore Wikipedia smileys Forum , pour renvoyer aux paradoxes de Zénon.

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21 commentaires

  1. Peut-être que le papier servira de fixateur (cf. les versions papier de wikipedia) ; peut-être que nous aurons des versions électroniques qui feront référence, à l’instant T (en indexant le web, on le fixe, non ? ) ; et peut-être que nous allons apprendre à vivre dans le flux, qui est celui du temps mais qui, avec le Net, vient peut-être encore plus tangible, immédiat ?…

    Commentaire par dbourrion — lundi 28 juillet 2008 @ lundi 28 juillet 2008

  2. Indexer le web, c’est indexer quoi ? un mouvement, donc un état fluide qui n’a nulle consistance documentaire ! J’ai déjà modifié 5 fois des billets de mon jeune carnet de notes, et contrairement à un wiki il ne reste rien de mes repentirs sur le web. A quelle référence renverrait une indexation ? L’information sur Internet est essentiellement fugitive, dans la mesure où nul ne peut techniquement disposer du film (24 images / seconde) donc des innombrables instants de cet état de la parole. Vivre dans le flux, oui, mais donc trouver d’autres réflexes peut-être… Que nous réserve l’imagination humaine pour s’appuyer sur l’expérience dans ce nouveau contexte ? Ça, ça me dépasse autant que ça m’intrigue.

    Commentaire par bcalenge — lundi 28 juillet 2008 @ lundi 28 juillet 2008

  3. pardon, je me suis mal exprimé. Je voulais dire, « archiver » le web…
    Je me demandais si les opérations menées par exemple par la BnF, d’archivage du web, ne permettraient pas un jour d’avoir une base stable pour les citations, au sens où cet archivage fige le flux.
    Evidemment, les masses en jeux font que la part archivée, sédimentée, ne représenterait qu’une toute petite partie du flux. Le reste ?  » Le reste, c’est l’oubli  » comme le disait la chanson (oubliée mais que l’on retrouve sur le net, justement) Losing Tracks du non moins oublié groupe Minimal Compact 😉

    Enfin, pour rebondir sur « il ne reste rien de mes repentirs sur le web » : peut-être que les dispositifs techniques permettront un jour de garder traces de tout cela, le web consistant alors en nos écrits ET nos repentirs. Une sorte d’hyper-web, de (cent)mille-feuilles.

    Ce qui est certain, c’est que le flux va changer nos manières de faire, de vivre, de penser… mais que nous ne pouvons pas encore penser cela parce que nous sommes en plein dedans.

    Commentaire par dbourrion — lundi 28 juillet 2008 @ lundi 28 juillet 2008

  4. En fait il est possible de citer la version d’un article de wikipedia telle que l’on l’a consultée à un instant précis : chaque version archivée dans l’historique présent sur chaque page dispose de son propre lien. Evidemment c’est un peu plus compliqué, mais les pratiques en matière de citation ne sont pas immuables, non ? 😉 Et on peut supposer que les outils de gestion des références bibliographiques (type Refworks, Endnote etc) intégreront ces informations de version dans leurs développement futurs.

    Commentaire par marlène — mardi 29 juillet 2008 @ mardi 29 juillet 2008

  5. […] bibliothèque compte tenu, selon elle, du manque de fiabilité de l’information disponible.  Question qui est loin d’être isolée […]

    Ping par Wikipedia ou l’obligation aux bibliothèques d’accompagner l’usager vers une culture numérique « La bibliothèque apprivoisée — mercredi 30 juillet 2008 @ mercredi 30 juillet 2008

  6. Mais est-ce que la consistance documentaire n’est elle-même pas artificielle ? La connaissance a toujours été un flux : on sait un certain nombre de choses sur les ministres des Affaires étrangères à l’époque moderne. Il se trouve qu’à un moment, un ministre décide de payer des universitaires pour figer ces connaissances dans un ouvrage publié. Cet ouvrage sera catalogué par les bibliothèques mais cela n’a pas empêché la connaissance d’évoluer depuis. L’avantage de citer WP (ce que je ne conseillerais cependant à personne, sauf à très bien connaître son sujet), c’est précisément de préciser à quel état du savoir (état stable d’un savoir mouvant) on se réfère. Sans pour autant entraver l’amélioration du texte (contrairement au dictionnaire, qui contient des erreurs et est obsolète dès sa parution) : WP ne crée pas d’information mais se veut la synthèse mise à jour des meilleures recherches sur un sujet ; l’autorité réside dans le choix des sources pas dans le nom du wikipédien qui n’est qu’humble vulgarisateur (ce qui n’est déjà pas rien).

    Par ailleurs, signalons que rien ne prouve qu’Alithia (qui tient le blog que vous citez) soit enseignante. La pauvre qualité de sa prose et de son argumentation (certes entachée d’une insigne mauvaise foi) nous amènerait à en douter. Tout ce qu’on sait d’elle, c’est qu’elle vandalisait WP sous la pseudonyme de [[User:La glaneuse]] et a dû être bloquée indéfiniment. Et je vous laisse l’appellation d' »intellectuel » pour Assouline (j’ose croire qu’un intellectuel a plus de rigueur morale).

    Commentaire par RM — mercredi 6 août 2008 @ mercredi 6 août 2008

  7. @ RM

    Bien sûr, l’information a toujours été mouvante ! mais j’ai écrit ce billet parce que j’étais frappé de voir à quel point la citation pouvait perdre son caractère référentiel avec l’information électronique. Je suis parti de WP parce que c’est une mine, mais en fait c’était un mauvais exemple, parce que justement en citant avec date et heure, on peut retrouver la trace dans l’historique de WP. Mais que fera-t-on avec d’autres sources, forcément de plus en plus multiples, qui évoluent sans historique ? Des sites comme celui-ci par exemple ? la citation sur une fleur précise n’est pas réellement vérifiable parce que non fixée…

    Ceci dit, j’accepte volontiers la restriction concernant Alithia, et je dois préciser en outre que d’autres enseignants utilisent volontiers WP comme support pédagogique.

    Commentaire par bcalenge — mercredi 6 août 2008 @ mercredi 6 août 2008

  8. Rien ne prouve rien sur internet et sous pseudo « RM » peut écrire toutes les bêtises qu’il veut et jeter toutes les suspicions qu’il veut et inventer que Alithia est une autre. Ce ne sont que les produits de son imagination et des calomnies.

    La qualité d’un texte se reconnaît à son argumentation, c’est tout.

    Quant aux affirmations gratuites de « RM » elles rappellent curieusement celles de jean-no un responsable de WP qui a créé un blog entièrement fait de diffamations contre Alithia, à commencer par la mise en doute qu’elle soit prof de philo, alors qu’elle se présente ainsi et que les textes de son blog montrent clairement qu’elle et philosophe, et susceptible d’enseigner la philo. A ce compte Alithia est tout aussi crédible et tout aussi célèbre que bcalenge.

    Mais à part cela la question de la fiabilité de ce qui s’écrit sur WP (comme sur le web) reste entière.

    Un texte se juge et s’apprécie en lui-même , non à partir de ce que l’on imagine de son auteur sur le net, qui est souvent un illustre inconnu.

    Commentaire par S.B. — mercredi 6 août 2008 @ mercredi 6 août 2008

  9. Quant au dit « vandalisme » reproché par jean-no/RM de la personne qu’il soupçonne, parce qu’elle est prof de philo, d’être la même, il liste sur son blog diffamatoire , une série d’articles de philo qu’elle a écrit sur WP : l’article Heidegger, par exemple . Ecrire des articles de philo, c’est ça qu’on appelle « vandaliser » à WP.

    Je vous laisse juge de la mentalité perverse de ce genre de recrue de WP qui se vante d’avoir exclu une contributrice qualifiée, comme régulièrement WP en exclut, soit des contributeurs qualifiés exclus pour cause « d’excès de connaissance ou d’érudition car WP est une encyclopédie populaire » (citation authentique) et parce que ces derniers acceptent rarement , lorsqu’ils ont écrit un article sur les sujets qu’ils connaissent, que ceux-ci soient « corrigés » jusqu’à être détruits par des gens qui manifestement ne connaissent pas le sujet .

    Commentaire par S.B. — mercredi 6 août 2008 @ mercredi 6 août 2008

  10. « La signature d’un auteur peut-elle faire autorité ? » écrivez-vous et vous donnez une réponse négative. Il faudrait peut-être dire peut-elle faire autorité à elle seule, du moins. Et la réponse est non.

    C’est le texte qui est parlant . C’est pourquoi je soulignais que : Un texte se juge et s’apprécie en lui-même , non à partir de ce que l’on imagine de son auteur sur le net, qui est souvent un illustre inconnu.

    Commentaire par S.B. — mercredi 6 août 2008 @ mercredi 6 août 2008

  11. […] Le moment de la citation « Bertrand Calenge : carnet de notes (tags: citation wikipedia critique culture links enseignement auteur validation) […]

    Ping par PabloG » Blog Archive » links for 2008-08-12 [delicious.com] — mercredi 13 août 2008 @ mercredi 13 août 2008

  12. @bcalenge. Si l’historique n’est pas fourni par le site lui-même (car cela coûte cher), c’est à celui qui cite d’en conserver une copie, je suppose. C’est ce qu’entreprend actuellement de faire Wikiwix pour le compte de WP, où 5% des liens externes sont cassés : une version cache du site (tel qu’il apparaissait au moment de la citation) devrait être disponible. C’est je pense la seule manière de n’avoir pas la quasi totalité des liens en 404 dans 5 ans.

    Et en dehors du problème de la perte du caractère référentiel de la citation, l’absence d’historique et la mise à jour permanente des sites posera également un problème d’absence de sources sur la construction du savoir. De la même manière que nous ne disposons de moins en moins de brouillons d’oeuvres littéraires car seule compte la version définitive, internet est un palimpseste qui n’a cure de la conservation des strates anciennes du savoir. Et vous avez raison, c’est un vrai problème.

    @S.B. : Comme je suppose que vous n’êtes pas Alithia, je vais vous répondre.
    *D’abord, j’utilise une adresse électronique institutionnelle pour poster des commentaires sur les blogs, ce qui permet de m’identifier. Bcalenge sait donc qui je suis et, le monde des bibliothèques, étant petit, ce n’est pas forcément le seul.
    *Je dis en effet souvent des bêtises parce que je considère les blogs comme un lieu où s’élabore la pensée et où l’on peut discuter. Je n’en ai pas honte et espère apprendre de mes (nombreuses) erreurs.
    *Je ne calomnie pas Alithia mais remarque simplement – comme elle-même au demeurant – qu’il faut faire preuve d’esprit critique sur internet et face à toute information non validée. Or, en l’espèce, rien ne nous prouve qu’elle soit professeur comme elle le prétend et certainement pas la « qualité » de ses textes.
    *Je ne reprends pas ce que vous dites sur WP, c’est inutile et je ne vous convaincrai pas. Notons seulement que Jean-no n’est pas « responsable » de WP car WP n’a pas de responsables. Et que les plus critiques à l’encontre de WP sont souvent les wikipédiens eux-mêmes (moi le premier. Je contribue d’ailleurs sous mon véritable nom et suis admin, si vous voulez à tout prix savoir qui je suis) : mais il y a une différence entre critique constructive et acharnement acrimonieux.

    Commentaire par RM — vendredi 15 août 2008 @ vendredi 15 août 2008

  13. (j’ai les oreilles qui sifflent alors je passe voir ce qui se dit ici)

    @RM : Assouline correspond à la définition de l’intellectuel, c’est à dire quelqu’un qui a une voix publique et qui l’utilise pour faire connaître son avis. Je ne sais pas s’il est toujours journaliste par contre. Aujourd’hui il est avant tout un bon critique littéraire et, dit-on, un bon biographe.
    Alithia est-elle prof ? Elle semble tenir au mot. Personnellement j’ai eu des profs brillants et d’autres lamentables, certains ont transformé des existences pour le meilleur, d’autres ont broyé des gamins, alors tout ce que je sais c’est qu’il ne suffit pas d’être prof pour être un bon prof. Je constate aussi que les textes d’Alithia n’ont rien des textes d’un philosophe, mais prof de philo et philosophe ce sont deux occupations distinctes.
    J’aime bien le titre de son blog : « observatoire de Wikipédia ». Cela en impose. Le résultat est plutôt triste, il y a peu d’observation et beaucoup de fatuité. Même son acharnement pourraît être intéressant, mais il est bien mal inspiré. Ce n’est pas tout à fait un de ces « observatoires » gouvernementaux que l’on crée pour enterrer des questions (observatoire de la précarité…), mais pas très loin… Peu de faits, peu d’information, beaucoup d’imprécations et d’auto-congratulations un brin ridicules.

    Commentaire par Jean-no — mardi 19 août 2008 @ mardi 19 août 2008

  14. Monsieur Jean-no qui fait le finaud sur les qualités intellectuelles d’Alithia, dont il ne semble guère être en mesure de juger vu ses propres caractéristiques (programmeur en informatique, qui enseigne les techniques informatiques dans les écoles d’art, cela ne donne pas un profil très différent de la majorité de wikipédiens qui joue à ce grand jeu qu’ils ont inventés pour se distraire) se révèle capable de soutenir des idées qui ressemblent fort à de la négation de l’histoire et du négationnisme, sur le blog d’Alithia.

    Si vous voulez lire l’article avec ses commentaires, vous serez désormais davantage informés sur l’auteur qui envoie ces messages.

    http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-21864563-6.html#comment30351598

    Commentaire par J.M — vendredi 22 août 2008 @ vendredi 22 août 2008

  15. en réponse au charmant J.M :
    – « programmeur en informatique qui enseigne les techniques informatiques », ça a vraiment l’air sale comme métier ! Berk. Ce n’est pas exactement ce que je fais mais si Alithia le dit… Il faut quand même que vous sachiez que, en 2008, de nombreux artistes utilisent l’outil numérique comme les artistes du XIXe utilisaient la technique de la peinture : la technique compte, mais elle ne saurait tenir lieu de création bien évidemment. Enfin je ne vais pas discuter de mon métier ici, mais disons juste que pour être embauché comme professeur d’art, généralement, il faut avoir quelque expertise dans le domaine de l’art, en plus de la technique particulière (sculpture, macramé, vidéo) dans laquelle on s’est le plus investi.
    – « négation de l’histoire » : faire remarquer que Art Spiegelman oppose des juifs-souris à des nazis-chats non seulement en rapport à l’imagerie nazie (qui, au passage n’a pas qualifié les juifs de souris mais de rats) mais aussi parce que le chat est le prédateur de la souris et, encore, en référence à l’histoire même du média bande dessinée, ça ne me semble pas exactement relever du révisionnisme historique, mais bon, si vous arrivez à vous laisser convaincre par ces grands mots, je suppose qu’il n’y a pas grand chose que je puisse faire pour vous aider.

    Commentaire par Jean-no — vendredi 22 août 2008 @ vendredi 22 août 2008

  16. Personne n’a dit que c’était un métier sale, en tout cas pas moi, mais une connaissance limitée à un domaine tel l’informatique par exemple, ne remplace pas une autre dans un autre domaine tel la philosophie. Et je ne vois pas en quoi la connaissance de l’informatique permet à ce Monsieur Jean-no de tenir les propos qu’il tient.

    Quant à ce qu’il raconte en matière de BD à propos de Art Spiegelmann, l’article cité plus haut du blog http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/ se suffit pour comprendre ce qu’il y a à comprendre je crois.

    Commentaire par J.M — vendredi 22 août 2008 @ vendredi 22 août 2008

  17. c’est du proptre tout cela – Je donne tout à fait raison à Alithia, vous allez un troll trop loin Jean-No

    Commentaire par Elhadri — samedi 23 août 2008 @ samedi 23 août 2008

  18. Désolé tout le monde, j’arrête les commentaires sur ce billet : on dérive, là, et je crois que certains protagonistes trouveraient avantage à se battre sur un forum, et pas sur mon blog.

    Commentaire par bcalenge — samedi 23 août 2008 @ samedi 23 août 2008

  19. […] à l’impuissance et au totalitarisme » (Wikipedia, Méthodologie holiste, que je cite encore, […]

    Ping par La solubilité du bibliothécaire « Bertrand Calenge : carnet de notes — mercredi 27 août 2008 @ mercredi 27 août 2008

  20. […] Classé dans : Non classé — bcalenge @ Vendredi 26 juin 2009 Ah ! Je le savais bien : les règles de la citation académique sont bien bousculées par l’introduction des travaux […]

    Ping par Incidente : le retour de la citation… « Bertrand Calenge : carnet de notes — vendredi 26 juin 2009 @ vendredi 26 juin 2009

  21. […] électroniques rend instable cette nécessité, tant elles sont évolutives : je le signalais déjà à propos des questions de […]

    Ping par L’honneur des bibliographies « Bertrand Calenge : carnet de notes — mardi 6 mars 2012 @ mardi 6 mars 2012


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