Bertrand Calenge : carnet de notes

Jeudi 18 décembre 2008

Ambition collaborative et projet politique : quel espace pour une bibliothèque ?

Classé dans : Non classé — bcalenge @ Jeudi 18 décembre 2008
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Le collaboratif (le web 2.0. pour aller vite) peut-il devenir une injonction de projet politique pour les bibliothèques ? Ces dernières connaissent un mode de fonctionnement qui est fondé sur l’offre, mais qui n’a jamais négligé le poids de la demande : bien sûr on acquiert et propose les titres très demandés ou fortement prescrits, bien sûr on adapte horaires et services aux variations des pressions constatées ou attendues, bien sûr on établit – parfois timidement – des instances de dialogue (à travers clubs, cahiers de suggestions, associations diverses, commissions ad hoc, …), bien sûr on invente des services plus personnalisés, etc.

Ce faisant on adapte une offre particulière à des réalités d’usage de plus en plus diverses et prégnantes. Et cela reste une offre, envers et contre tout. Or un discours volontiers impératif parle de participation à un niveau plus élevé : l’usager lui-même créerait les conditions et l’objet du service final, les opérateurs (les bibliothèques comme institutions ?) fournissant simplement à cette activité autonome les seuls moyens de son développement technologique et de sa mise en forme discrète, sans intervenir sur l’essentielle richesse de cette production collective…

C’est à certains moments le discours tenu dans le cadre du web 2.0. Or ce discours me rappelle certaines ambitions spontanéistes (vous qui êtes nés après 1960, vous ne pouvez pas connaître ?!…) : le peuple a raison, parce qu’il s’exprime. Et quand on a dit cela, on est pris dans une contradiction insoluble : ou je laisse libre cours à une expression par essence merveilleusement productive de sens et de culture, ou je pose des cadres et des limites et des contraintes qui me font passer pour un passéiste ringard adepte de la parole d’autorité.

Or il ne faut pas oublier, chers collègues, une réalité qu’on me pardonnera de qualifier d’objective : même si nous sommes pleinement au service de nos concitoyens, nous le sommes dans le cadre contraignant d’administrations publiques régies par un complexe agencement de règles écrites (lois, décrets et circulaires) et d’objectifs politiques au sein desquels nous ne sommes que des rouages organisateurs de services. Dans ces circonstances, le "web 2.0." n’est pas une révolution : c’est une modalité d’action, possible mais limitée. En clair, c’est un outil de travail au sein d’une structure d’offre – la bibliothèque institutionnelle – qui ne peut jamais avoir l’ambition de renverser les limites structurelles imposées par les règles administratives et institutionnelles !

Deux attitudes (éventuellement simultanées) sont possibles face à ce que j’appelle cette réalité ontologique :

- la dimension participative peut être appréhendée comme un atout marketing pour les services de la bibliothèque : les nouveaux usages bien pris en compte contribuent à générer de nouveaux flux vers la bibliothèque institutionnelle, sans que celle-ci modifie ses modalités de fonctionnement. En bref, on ripoline l’institution publique en la mettant au goût du jour… Les lecteurs donnent leur avis publiquement, c’est chouette, ça leur donne confiance et ça renforce la fidélisation  comme l’image de modernité.

- la même dimension participative s’introduit comme élément moteur d’un nouveau mode de fonctionnement d’une institution publique. L’argument semble abscons ? Eh bien, imaginons que l’apport de nos multiples publics construise du savoir sans que les bibliothécaires soient autres que gestionnaires de cette production, sans sélection de cette construction. Bref, les bibliothèques proposent la plate-forme, et le contenu produit (et proposé) relève des acteurs collaboratifs : un wiki ? des dépôts d’images commentées ? des productions spontanées? etc. Mais dans tous les cas, il s’agit d’aboutir moins à un projet  spontané et auto-géré qu’à un processus largement maitrisé par les opérateurs prescripteurs que nous représentons institutionnellement…

Les deux hypothèses sont également recevables, non ? Éventuellement simultanées ?
Sauf qu’il ne faut pas oublier le fondement institutionnel de nos établissements ! Dans tous les cas de figure, je suis persuadé que les belles théories du Web 2.0., faites de spontanéité et d’égalité d’expression, ne peuvent jamais s’appliquer en totalité aux bibliothèques de statut public… N’oublions jamais en effet que nos bibliothèques sont des instruments d’action publique, et qu’à ce titre elles relèvent d’un projet politique précis et localisé.

Les ambitions collaboratives ne peuvent passer outre cette inscription politique et administrative… Pour le web 2.0. – et même le web 2.1. voire le web 3.0 -, je suis d’accord à 100 % ou presque dans son principe tissé d’ambition démocratique. Mais il faut bien y penser dans le contexte qui est le nôtre, celui d’une expression non tant spontanée (là n’est pas la vraie démocratie…) que régulée dans les espaces institutionnels qui nous sont autorisés.

Y voyez-vous une contradiction fondamentale ?

P.S. : allons, arrêtons de nous prendre la tête ! Joyeux Noël à tous, et joyeuses agapes !! On en reparlera en 2009 smileys Forum

Lundi 15 décembre 2008

Drôle de fin d’année…

Classé dans : Non classé — bcalenge @ Lundi 15 décembre 2008
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L’heure devrait être à la fête : Noël, les voeux, tout ça…
Et pourtant je ressens une inquiétude, un désenchantement qui envahit énormément de gens (et je ne parle pas particulièrement pour moi, vraiment !).

Bien sûr, ce qui est appelé pudiquement la "crise financière" frappe au vif nombre de concitoyens et même collègues. Ah ! L’affaire Bernard Madoff pudiquement requalifiée de "fraude" alors qu’il s’agit d’une pure escroquerie d’un ex-patron du Nasdaq,  provoquant des pertes dépassant le 1/5e du budget de l’Etat français !!! Et bien sûr ce n’est qu’un exemple parmi les multiples autres qu’on connait déjà et qu’on devine pour les semaines à venir…  La sidération devant les abîmes financiers creusés par les corsaires (pirates ?) contemporains offre une alternative intéressante au ‘Quitte ou double’ qui passionna nos pères ou grands-pères. Sauf que ce sont les économies de ces derniers qui y passent, et avec eux aussi les vies familiales et avenirs professionnels de leurs enfants et petits-enfants !

Mais il est une autre errance tout aussi inquiétante. Où allons-nous ? Nous, c’est-à-dire les acteurs de la diffusion culturelle, de la transmission des connaissances, du lien social, du développement du savoir ?..
Déjà personnellement expérimenté (qu’en termes choisis ces choses-là sont dites…), j’ai connu bien des moments où des idées novatrices devaient être remballées, repoussées, ajournées. Mais jamais je n’avais entendu la remarquable indifférence, que dis-je le remarquable mutisme qui frappe aujourd’hui. L’heure n’est plus aux projets, il est à la gestion au petit fer (voyez les repasseuses du siècle dernier et avant-dernier…). L’heure n’est plus aux idées, il est au "réalisme" (celui des profits effectivement acquis par certains acteurs ?). Bref, l’heure n’est plus au développement culturel, aux idées, à l’essor de la connaissance. Il faut "gérer la crise", en clair réduire les dépenses sans s’interroger sur la pertinence des projets engagés. Vraiment ?

Et si on allait de l’avant ? Après tout, ne sommes-nous pas (encore) payés pour proposer des solutions collectives susceptibles d’aider à la culture ou – plus ésotériquement – au développement cognitif de nos concitoyens ? Je suis frappé par le fait que les bibliothèques  de statut public drainent, par les salaires et budgets consentis, pas mal d’argent public.
On en fait quoi ?
On diversifie les livres en prêt ? On arrête le prêt et on propose un magnifique "centre de connaissance" entièrement dévolu au développement du savouir personnel ? On crée un méga-portail Internet – et lequel ?- ? On achète des e-books en masse et on passe à la bibliothèque numérique ? On travaille sur le lien social ? On investit dans des nouveaux services très personnalisés ? On revoit les espaces d’accueil public ? … ou encore ?

Bref, quels chemins emprunter ?

Ce qui me frappe essentiellement aujourd’hui au sein de notre profession, ce n’est pas tant la force de l’incertitude du lendemain que la pesanteur de l’indécision d’aujourd’hui. J’ai un peu l’impression que nombre de collègues souhaiteraient disposer d’un avenir clairement indiqué, bref d’une feuille de route, pour s’y plier volontiers. La multiplication des colloques, journées d’étude et autres congrès en est un signe trop évident…

Et si, juste en ce moment (temps suspendu !), il n’y avait plus de feuille de route claire ? Qu’est-ce qu’on pourrait imaginer concrètement de faire nos établissements devenir, à moyens constants ?

PS1 : je n’appelle pas aux délires – trop facile ! – mais à des actions, projets  ou configurations concrètement réalisables sans bouleversement autre que bibliothécairement culturel (ou culturellement bibliothécaire ?), et reconfigurant notre rapport à la collectivité que nous servons ! lâchez-vous !!

Mercredi 10 décembre 2008

miscellanées d’hiver…

Classé dans : Non classé — bcalenge @ Mercredi 10 décembre 2008
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Malade, je suis contraint pour quelques jours de garder la chambre, comme dit la faculté. Et dans la chambre il y a le PC connecté. Alors, sans quitter le contact avec mon lieu de travail (via téléphone et Internet), j’ai le temps d’abattre quelques dossiers sans être dérangé – vive le télétravail ? -, de me plonger dans quelques articles à écrire… et de me consacrer à mon ‘carnet de notes’ ! Cette fois-ci, c’est du vrac, vous êtes prévenus.

Bibliothèques et conservation : quelques malentendus

Dans un récent commentaire, Bernard Majour fait l’éloge de biblio-fr au titre que cet outil a constitué des archives, ce que les divers blogs sont loin de faire. Et d’appeler les biblioblogueurs à se pencher sur cette question. C’est sans doute une vraie question, qui honore le bibliothécaire interrogateur. Sauf que, en matière d’Internet, la conservation passe par des voies qui nous dépassent parfois, d’autant plus que les biblioblogueurs, comme on les appelle, ne sont pas des institutions mais des individus. Tiens, un exemple, connaissez-vous, cher Bernard, Internet Archive ? Cette institution coopérative à but non lucratif, qui a failli disparaitre il y a quelques années et a réussi à reprendre du poil de la bête, s’est donné pour mission d’archiver le web par la capture de ‘flashes’ de l’énorme univers d’Internet. Vous voulez retrouver le blog Bibliobsession de notre cher Silvère ? Regardez ici ! Trop facile, direz-vous : Bibliobsession est bien vivant ! Eh bien, vous rappelez-vous l’IFB – Institut de formation des bibliothécaires – qui fut absorbé par l’enssib il y a 10 ans pile ? L’IFB avait lancé son site… et sans conservation localement délibérée il existe toujours dans ces mêmes archives. Faites le test ! Tiens, pour une bibliothèque comme celle de Lyon, qui sait conserver les archives documentaires mais comme la plupart guère celle de son site Internet (il ne faut pas lui en vouloir, elle n’engage pas ses forces sur ce chemin égocentrique), Internet Archive est encore là , depuis 1996 !! La conservation, souci louable des bibliothécaires, n’est pas leur chasse gardée, surtout dans un espace aussi immense que le Web !

Bienvenue aux top 5 !

Archimag vient de publier dans sa dernière livraison de décembre son top 5 des "personnalités qui ont marqué l’univers de l’infodoc en 2008". Votre serviteur y figure, mais je n’en parle pas pour faire de l’auto-promo.Quelques questions m’agitent :
- le podium est construit par les votes de ceux qui ont rencontré le questionnaire et ont jugé utile d’y répondre. Certes, cela fait du monde, mais ne correspond pas à une ‘population’ scientifiquement validable dans le cadre d’une enquête ; merci aux étudiants-collègues, inventeurs de telles pseudo-enquêtes lancées au gré de biblio-fr, de s’en souvenir : ils éviteront une mauvaise note à leur TP ou travail de diplôme…
- Archimag note "la surreprésentation des biblioblogueurs" cette année. D’abord, c’est partiellement faux. En 2007, deux des cinq personnalités ‘élues’ proposaient un site d’information : Jean-Philippe Accart et Jean Michel ; ce n’étaient pas des blogs sur la forme, mais bon. Et en 2008, sur les 5 ‘élus’, Réjean Savart n’anime aucun blog, et moi-même ne m’y suis mis que ce dernier été ! Ai-je été si génial en 3 mois pour que la communauté me consacre aussi rapidement ?
Soyons sérieux ! Les blogs sont un excellent moyen de diffusion, voire de confrontation d’une pensée personnelle, mais la réputation réclame d’autres investissements pour se voir reconnue cours, des articles, des conférences, des débats, etc. Et même des réalisations concrètes en ce qui concerne les bibliothécaires ! Le blog est nécessairement la face émergée d’un iceberg : il ne faut pas prendre l’écume des choses pour leur épaisseur.

Ceci dit, je suis honoré de cette reconnaissance par plus de cent collègues, et je ne boude pas mon plaisir. Les autres nominés non plus, j’en suis sûr. mais aucun ne prend ce trophée pour absolution, j’en suis sûr également. Et aussi pourquoi, comme le souligne justement Archimag, aucune femme ne prend place sur ce drôle de podium ? Où êtes-vous, Marlène, Ghislaine, Christelle ? Notre profession si féminisée ne sait même pas reconnaître par ses votes la valeur de ses consoeurs féminines ?!

De la persistance des manichéismes

Toujours dans ce même Archimag, on me demande s’il faut prendre les lecteurs comme ils sont ou les considérer comme ils devraient être. smileys Forum? J’ai répondu banalement que même si je voulais les rendre différents, il fallait bien que je les prenne comme ils sont !
Mais pourquoi diable faut-il toujours poser les réalités actives en termes aussi manichéens ? D’un côté le blanc, de l’autre le noir, et aucun mouvement entre les deux ! Le Guichet du Savoir, en réponse aujourd’hui à une question, a ainsi présenté "les Blancs", pseudo-communauté curieuse du sud de la Bourgogne : "L’opposition des Blancs correspond à une logique de la distinction : « exister socialement, c’est être perçu, et perçu comme distinct ». L’opposition Blancs/catholiques — qui opère un classement en divisant chaque commune en deux « clans » (ils font tables séparées au débit de boissons) — met en œuvre cette logique de la distinction et de repérage du monde intérieur : en principe, on est Blanc ou catholique (de parent à enfant, par « héritage » en quelque sorte) ; l’identité de chacun s’établit à partir de ces deux pôles".
Dans notre métier, c’est trop souvent ainsi : êtes-vous pour l’offre OU pour la demande ? Comme si les deux ne s’interpénétraient pas continuellement ? Faut-il laisser aux enfants une totale liberté de découverte OU contrôler leurs activités ? Ben, les deux, mon colonel, évidemment ! Le bon sens se rit du manichéisme, mais le bon sens fait mauvais ménage avec les objurgations catégoriques, hélas omniprésentes ! D’ailleurs, ne pensez-vous pas que tous les enfants de 12 ans qui sont arrêtés devraient faire de la prison ? C’est le bon sens, non ?

Gargouillis des remords ambigus

Mon récent billet sur biblio-fr a attiré un nombre important de commentaires parfois radicaux. J’ai réfléchi, et je pense que ma critique elle-même radicale peut trouver pratiquement sa solution par trois actions simultanées :
- proposer des fils rss thématiques, ce qui signifie pour Sarah la systématisation des catégories qu’elle a largement et efficacement initiées (Jobilise, Infosite, etc.)
- suggérer aux abonnés aux fils rss spécifiques l’abonnement à des premiers messages de débats initiés (et on sait les sujets qui feront débat : le wifi, l’ouverture le dimanche,…). Quels moyens techniques ? Je ne sais pas …
- appliquer cette organisation thématique aux archives (en plus des archives chronologiques), avec listage des sujets thématiques à rechercher.

Yaka, bien sûr. Ce n’est pas simple, mais je fais confiance à Hervé et Sarah, qui j’en suis sûr suivent ce débat et que je remercie du fond du coeur, pour trouver une solution qui allie liberté de la parole et pragmatisme du lecteur. On vous aime !! En fait, on gueule contre biblio-fr, mais… qui aime bien châtie bien ! Quelle oeuvre, chapeau ! smileys Forum

Mardi 9 décembre 2008

entre e-reader et console de jeu, quelle place pour une bibliothèque ?

Classé dans : Non classé — bcalenge @ Mardi 9 décembre 2008
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Le hasard de la rédaction d’une contribution à un livre me fait tomber simultanément sur deux informations intéressantes : d’une part la Bibliothèque de Boulogne-Billancourt a  acquis une douzaine de liseuses pour que les publics qui ont du mal à se déplacer puisse accéder à la bibliothèque numérique de 1 200 titres qu’elle a constitué ; d’autre part Nintendo propose pour une somme dérisoire une cartouche destinée à sa console DS Lite et contenant 100 titres de classiques à lire ( et c’est vrai que cette petite console se prête bien à cela !

Le rapprochement entre les deux informations me parait poser la question des ebooks en bibliothèque de façon très significative. D’ailleurs, je n’aime pas le terme de ebook, non parce qu’il est anglais mais parce qu’il est ambigu : la liseuse (car cette tablette est un outil de lecture) n’est pas un livre parce qu’elle n’a aucun contenu par elle-même : ce qui importe, c’est le contenu et son appropriation. Et c’est ce qui devrait prioritairement importer aux bibliothèques. La question de la pertinence des liseuses n’est pas une question directement posée aux bibliothèques, mais au public. Et alors, compte tenu du nombre de consoles DS Lite que je vois dans les mains des enfants, je me dis que peut-être proposer des livres numériques (le contenu) adaptés à ce type de liseuses n’est pas une mauvaise idée : un enfant pourrait emmener ses livres préférés de façon légère et sur un appareil associé pour lui au plaisir !

Et Boulogne-Billancourt, direz-vous ? Non, ce n’est pas un contre-exemple. J’aime à penser que la démarche a été d’abord de constituer un réservoir de livres numériques (du contenu toujours !), puis de s’interroger sur un public très particulier, à mobilité réduite, et de faire le choix d’acquérir les liseuses pour leur donner l’occasion privilégiée de pouvoir accéder aux contenus. Bravo !

Pensée du jour…

Classé dans : Non classé — bcalenge @ Mardi 9 décembre 2008
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Aujourd’hui, c’est lundi. Pour certains c’est l’occasion de découvrir de nouveaux fils rss, de s’inscrire dans leur monde numérique connivent.
Pour d’autres, en BM, c’est jour de repos. ouf ! La semaine dernière, à Lyon, il y a eu environ 70 000 livres, disques ou DVD qui ont été prêtés, et pire 70 000 livres, disques ou DVD qui ont été rendus, vérifiés, reclassés. Sans compter les milliers de rappels au règlement (collectif !), la gestion de dizaines de conflits, l’accueil et parfois le conseil pour 50 000 personnes qui se sont hasardé à franchir le seuil. Et cela la semaine dernière comme celle d’avant, et comme la prochaine…

Vous qui, au gré des blogs, rêvez volontiers des opportunités extraordinaires de la médiation numérique de la connaissance, n’oubliez jamais que la légitimité de cette médiation bibliothécaire tient avant tout à ce flux ô combien humain et matériel. Le numérique n’est, je pense, qu’une des facettes de l’avenir bibliothécaire…

P.S. : et en plus, je publie ce billet un mardi !!!

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